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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 09:21

 

L’origine de l’Arbre de Noël

[Cet article fut publié pour la première fois par H.P. Blavatsky dans la revue Lucifer, de mars 1891, d’après un article du Dr. Kaygorodoff dans le Novoye Vremya.]

La coutume des arbres de Noël est une institution très récente. C’est depuis peu seulement qu’elle s'est établie non seulement en Russie, mais aussi en Allemagne, d'où elle s'est répandue partout dans le Nouveau et l'Ancien Mondes. En France l'arbre de Noël ne fut adopté qu’après la guerre franco-allemande dans les années qui suivirent 1870. Selon les chroniques allemandes, la coutume d'illuminer les arbres de Noël, telle que nous la trouvons en Allemagne, fut établie il y a environ cent ans. Elle pénétra en Russie vers 1830 et fut bientôt adoptée dans tout l'Empire par les classes les plus riches.

Il est très difficile de retracer l'histoire de cette coutume. Son origine appartient sans aucun doute à la plus haute antiquité. Les sapins ont toujours été en honneur parmi les anciens peuples de l’Europe. Comme arbres à feuilles tenace, et en tant que symboles d'une végétation immortelle, ils étaient consacrés aux divinités de la Nature, telles que Pan, Isis et d'autres. Selon une ancienne tradition populaire, le pin naquit du corps de la nymphe Pitys [aimée du dieu Pan et changée en pin ; pitys est le nom grec de cet arbre], la bien-aimée des dieux Pan et Boréas.

Pendant les fêtes du printemps, on apportait au temple décoré de violettes odorantes, des sapins offerts en l'honneur de la grande déesse de la Nature.

Les anciens peuples du Nord de l'Europe avaient un respect semblable pour le pin et le sapin en général, et les employaient fréquemment dans leurs fêtes. Ainsi, par exemple, c' est un fait bien connu que les prêtres païens de l'ancienne Allemagne tenaient en main des branches de pin abondamment ornées lorsqu'ils célébraient la première étape du retour du soleil vers l'équinoxe vernal. Et ceci montre combien il est probable que la coutume, devenue maintenant chrétienne, qui consiste à illuminer des arbres de Noël, n'est qu'un écho de la coutume païenne qui considérait le pin comme un symbole d'une fête solaire, le précurseur de la naissance du Soleil. Il semble bien que lorsque l'Allemagne chrétienne l’adopta, elle lui donna une forme nouvelle et pour ainsi dire, chrétienne. De là proviennent ces fraîches légendes — qui, comme c'est le cas habituel, expliquent à leur façon, l'origine de l'ancienne coutume. Nous en connaissons une d'une admirable poésie dans sa simplicité charmante, qui expliquerait l'origine de la coutume universellement répandue de nos jours, consistant à orner les arbres de Noël de bougies allumées.

Près de la grotte où naquit le Sauveur du monde, poussaient trois arbres : un pin, un olivier et un palmier. En cette nuit sainte, où l'étoile-guide de Bethléem parut au ciel, — cette étoile qui annonçait au monde souffrant depuis longtemps, la naissance de Celui qui apportait à l'humanité la bonne nouvelle d'une espérance heureuse — toute la nature se réjouit, et, dit-on, porta aux pieds de l'enfant-Dieu ses dons les meilleurs et les plus saints.

Entre autres, l'olivier qui croissait à l’entrée de la grotte de Bethléem, offrit ses fruits dorés ; le palmier présenta à l'Enfant sa voûte verdoyante et ombragée, pour le protéger de la chaleur et de la tempête ; seul, le pin n'avait rien à offrir. Le pauvre arbre, triste et désolé, s'efforçait vainement de trouver ce qu'il pourrait apporter comme don au Christ-Enfant. Ses branches s'abaissaient lamentablement, et l'ardeur intense de son chagrin finit par faire jaillir de son écorce et de ses branches, un flot de chaudes larmes transparentes, dont les larges gouttes résineuses tombèrent drues tout autour de l'arbre. Une étoile silencieuse, scintillant à la voûte bleue du ciel perçut ces larmes ; et aussitôt, s'étant concertée avec ses voisines, voici qu'un miracle se produisit. Des foules d'étoiles filantes tombèrent en une averse énorme sur le pin qui, bientôt, étincela et scintilla depuis sa base jusqu'à la moindre de ses aiguilles. Alors, tremblant d'une émotion joyeuse, le pin releva fièrement ses branches pendantes, et parut pour la première fois, aux yeux d'un monde étonné revêtu d'une clarté éblouissante. Depuis lors, nous dit la légende, les hommes ont coutume d'orner les pins, le soir de Noël d'innombrables bougies allumées.

Publié par H.P. BLAVATSKY.

 

 

 

Les Théosophes doivent-ils célébrer la Noël ?

[Publié par William Q. Judge dans le Théosophical Forum de mars 1891]

QUESTION — Est-il honnête pour un Théosophe sincère de célébrer d'une façon quelconque, soit en offrant des cadeaux, ou en assistant à des réjouissances, les fêtes chrétiennes telles que la Noël et Pâques ? Que pratiquent sur ce point les Occultistes et les chefs de la Société Théosophique ?

 

RÉPONSE — La sincérité Théosophique n'est pas le produit moral étrange d'une réforme nouvelle, mais est exactement la sincérité comme l'ont toujours définie les philosophes et les moralistes de tous les âges. Le mot sincère dérive d'un terme Latin qui à son tour est supposé formé de sine « sans », et cera « cire », c'est-à-dire du miel pur. La cire, c'est l’idée préconçue, et celui qui l'entretient, qu'il soit membre de la Société Théosophique ou non, peut trouver qu'il fait bien en s'abstenant de considérer d'une façon large, toutes les coutumes des hommes, mais celui qui accumule le miel pur de la sincérité, peut tout aussi bien participer aux fêtes de la Noël en pays chrétiens, qu'à celles qui se donnent en l'honneur de l’anniversaire du Bouddha, à Ceylan.

 

W.Q.J.

 

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