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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 08:33

Trois Propositions Fondamentales de la Doctrine Secrète

(Traduction de l’article « Three Fundamental Propositions of the Secret Doctrine » paru dans la revue américaine Theosophy, de novembre 1912)

Il y a trois propositions fondamentales sur lesquelles est basée la Doctrine Secrète (ou la Théosophie). Elles reposent — comme toutes les vérités — sur leur rationalité inhérente. En fait, elles sont contenues — bien que trop souvent revêtues d’une apparence trompeuse – dans chaque système de pensée ou de philosophie digne de ce nom. Une fois que le lecteur a acquis une pleine compréhension de celles-ci et perçu la lumière qu’elles projettent sur chaque problème de la vie, elles ne nécessiteront pas à ses yeux de justification supplémentaire, parce que leur vérité sera pour lui aussi évidente que le soleil dans le ciel.

La première Proposition Fondamentale est la suivante :

a.      « Un PRINCIPE Omniprésent, Éternel, Illimité et Immuable sur lequel toute spéculation est impossible puisqu’il transcende la capacité de conception de l’homme et ne pourrait qu’être rapetissé par toute expression ou comparaison humaine. Il est au-delà de la portée de la pensée et — selon les termes de la Mandukya [Upanishad] — “inconcevable et inexprimable” » — Secret Doctrine, volume I, page 14.

Ce premier principe résume tout ce que chaque race, peuple et religion ont essayé de définir comme étant la Déité. Tous les peuples ont eu, et ont, leur propre conception de la Déité, et ces conceptions ont varié en fonction de la nature de leur intelligence. Ce qui est vrai du passé, l’est aussi du présent ; la Chrétienté a sa propre conception [de Dieu] ; les autres religions ont les leurs. Le fait à observer est que toutes ne sont que des conceptions, des idoles d’un mental fini, auxquelles sont accréditées des attributs, et qu’aucune ne peut être une Réalité.

Pour rendre l’idée plus claire au lecteur, considérons l’Espace. L’Espace est l’unique chose qui est toujours ; toutes les choses et tous les êtres existent dans l’espace ; l’Espace ne peut être considéré comme ayant un début ou une fin, car, qu’importe l’étendue de notre conception, il y a toujours un espace illimité au-delà. Aucun mental humain ne peut exclure l’espace d’aucune conception, ni concevoir ce qu’il est vraiment. La Cause Infinie et Éternelle, la racine sans racine de tout ce qui fut, est, ou sera à jamais, n’est pas moins que l’Espace. Avec nos constructions d’idoles mentales de combien sommes-nous supérieurs à ceux que nous appelons les ‘‘païens’’ avec leurs idoles de bois, de pierre ou de métal ? Tout ce qu’un homme peut connaître du Suprême est ce qu’il connait en lui-même, à travers lui-même, par lui-même ; en Orient, cet état est appelé ‘‘L’Éveil du Soi, ’’ le Soi de toutes les créatures. Jésus n’a pas enseigné un Dieu extérieur à l’homme, mais ‘‘Le Père à l’intérieur’’. La Bhagavad-Gita dit : ‘‘De même qu’un seul soleil illumine le monde entier, ainsi l’Esprit Unique illumine chaque corps’’ (XIII, 33). Dans chaque être, IL est le pouvoir de percevoir, quelle que soit les perceptions, petites ou grandes, que l’être puisse avoir.

La seconde proposition est la suivante :

b.      « L’Éternité de l’Univers, in toto, comme un plan illimité qui est périodiquement “le champ d’innombrables Univers qui sans cesse se manifestent et disparaissent” et sont appelés “Les étoiles en manifestation” et les “étincelles de l’Eternité”.

« La seconde affirmation de la Doctrine Secrète est l’universalité absolue de cette loi de périodicité, de flux et de reflux, de croissance et de déclin, que les sciences physiques ont observée et enregistrée dans tous les départements de la nature. Une alternance comme celle du Jour et de la Nuit, de la Vie et de la Mort, du Sommeil et de la Veille est un fait si courant, si parfaitement universel et sans exception, qu’il est facile de comprendre que nous y voyions l’une des lois absolument fondamentales de l’univers. » — Secret Doctrine, volume I, pages 16-17.

Cette déclaration semble si évidente, que tout mot complémentaire relatif à son application ne paraît pas nécessaire. Cependant, comme certaines applications pourront en inspirer certains, ou se révéler utiles à d’autres, on ajoutera ceci :

Parler de ‘‘L’Éternité de l’Univers comme un plan illimité,’’ renvoie à ce que nous appelons ‘‘l’espace’’ dont nous savons qu’il ne peut être conçu comme pouvant avoir un début et une fin. ‘‘Cela’’ est toujours, qu’il y ait des univers, des mondes, des hommes, des choses ou non. Dans cet infini prévaut une grande loi de Périodicité. Tout comme il y a le Jour et la Nuit, l’Éveil et le Sommeil, l’Été et l’Hivers, en continuelle alternance, se succédant les uns aux autres, de même en est-il des univers, et des systèmes solaires et selon un même processus, chacun étant la continuation de celui qui l’a précédé. C’est par cette Loi de Périodicité que se fait toute croissance ; c’est le processus de l’évolution. Si nous l’appliquons de façon plus large, nous pouvons voir que de même que le Matin, le Midi, et la Nuit, sont suivis d’un nouveau Matin. De même que le Printemps, l’Été, l’Automne et l’Hiver sont suivis par un Printemps, de même par l’effet de cette même loi, évidente par elle-même, la Naissance, la Jeunesse, la Maturité et la Mort sont suivis d’une nouvelle Naissance. S’il n’y a pas d’autre preuve aussi évidente disponible, cette loi universelle d’action montre clairement que la réincarnation est le moyen par lequel le perfectionnement humain peut se faire. En appliquant la même loi dans un sens plus large, nous pouvons voir d’abord que l’espace infini contient d’innombrables univers ; et de même que les êtres diffèrent en degré de réalisation, de même en est-il des univers ou des systèmes solaires. Ainsi, chaque système solaire est la continuation de celui qui l’a précédé, tout comme nos jours, ou nos vies, ne sont que des continuations. Plus nous recourons à cette loi, plus nous voyons son application universelle, et plus nous gagnons de perception intérieure sur la signification de la vie. Dans ce processus toute la croissance est gouvernée par la loi des lois, la loi de Karma ; l’action et sa réaction qui suit ; ou comme il est dit de façon éthique, ‘‘ce que l’homme sème, il le récolte’’ [saint Paul, Épitre aux Galates, VI, 7]. Une définition concise de Karma : c’est une tendance infaillible et inflexible, à restaurer l’équilibre dans l’univers, et c’est une loi qui opère sans cesse ; une justice rigide gouverne le monde. C’est un univers de lois ; il n’est pas le fruit du hasard, ni du caprice d’un être quelconque.

La troisième proposition est la suivante :

c.       « L’identité fondamentale de toutes les Âmes avec la Sur-Âme Universelle, cette dernière étant elle-même un aspect de la Racine Inconnue ; et le pèlerinage obligatoire pour toute Âme – étincelle de cette Sur-Âme Universelle – tout au long du Cycle de l’Incarnation (ou de « Nécessité ») conformément à la loi Cyclique et Karmique, pendant la période tout entière. En d’autres mots, aucun Buddhi purement spirituel (Âme divine) ne peut avoir une existence indépendante (consciente) avant que l’étincelle issue de la pure Essence du Sixième principe universel – ou SUR-ÂME (a) ne soit passée par chaque forme élémentale du monde phénoménale de ce Manvatara et (b) n’ait acquis l’individualité, d’abord par impulsion naturelle, puis par des efforts auto-induits et auto-déterminés (contrôlés par son Karma), en s’élevant ainsi à travers tous les degrés d’intelligence, du Manas le plus bas au plus élevé, du minéral et de la plante jusqu’au plus saint archange (Dhyani-Buddha). La doctrine pivotale de la philosophie Ésotérique n’admet aucun privilège ni don spécial pour l’homme, sauf ceux gagnés par son propre Ego du fait de son effort et de son mérite personnels au cours d’une longue série de métempsychoses et de réincarnations. » — Secret Doctrine, volume I, page 17.

Cet énoncé est si évident et clair qu’il ne nécessite aucun commentaire supplémentaire. Il revient à dire que : chaque forme dans chaque département de la nature, est l’expression d’un degré de conscience, et que, la forme change en fonction des besoins de la conscience, mais sous le strict contrôle de la loi d’action et de réaction. Les degrés supérieurs de conscience œuvrent, de l’intérieur, à travers et sur les consciences inférieures, les entraînant ainsi en direction du supérieur ; la chaîne est complète du plus petit au plus grand des êtres, le but entier de l’Univers étant l’évolution de l’Âme.

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De même que l’homme se débarrasse de ses vêtements usés pour en revêtir de neufs, ainsi l’habitant du corps, ayant quitté ses vieilles enveloppes mortelles en prend d’autres qui sont neuves. Bhagavad-Gita chap. II, p. 17.

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Aide la Nature et travaille avec elle ; et la Nature te considérera comme l’un de ses créateurs et fera sa soumission. La Voix du Silence, Traité I, p. 29-30.

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Sème des actions de bonté et tu moissonneras leurs fruits. L’inaction dans un acte miséricordieux devient action dans un dans un péché mortel. La Voix du Silence, Traité II, p. 47.

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